22 juin 2008
L'appel de la steppe, d'Antoine de Changy et Célina Antomarchi-Lamé
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio.

J'ai toujours adoré apprendre comment vivaient les autres êtres
humains, qu'est-ce qui les avaient poussé à aller vivre à tel endroit
en particulier, comment ils s'y étaient adaptés, quelles étaient leurs
habitudes, leurs espoirs, leurs angoisses...
Ainsi, quand nous avions la télévision j'aimais particulièrement l'émission "Là-bas si j'y suis" et l'un de mes livres préférés reste encore et toujours "Le désert des déserts: avec les Bédouins, derniers nomades de l'Arabie du sud" de Wilfred Thesiger.
C'est donc avec un plaisir anticipé que j'ai ouvert "L'appel de la steppe: D'Istanbul aux confis de la Mongolie, à la rencontre des nomades de l'Altaï".
Je ne peux pas dire que j'ai refermé le livre dans le même état d'esprit. Loin de là.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, la quatrième de couverture (nécessaire afin de comprendre un point que je vais développer par la suite):
"Notre histoire avait commencé par une belle soirée d'ivrognerie, le
jour où je rentrais de quatre années d'exil. La suite, nous l'avions su
dès le départ, serait le mariage puis un autre voyage, ensemble. Un
voyage pour toucher le fond des choses, accéder aux gens par des
chemins authentiques. Un départ à vélo à travers une Asie dont nous
ignorions tout. Nous partirions sans contrainte et sans limite de
temps, sans date de retour précise. Il ne s'agirait pas de vélo mais de
voyage, non d'une course envers et contre tout, pour boucler la boucle
en avance, mais bien d'un voyage au fil du vent, au gré des marées. Le
temps de la rencontre l'emporterait sur les impératifs de parcours et
de distance à abattre. A scruter une carte du monde, il n'y avait pas
d'endroits où nous ne souhaitions aller. Mais l'Iran était l'idée fixe
de l'un et la Mongolie un rêve d'enfance de l'autre. Nous avons donc
choisi la Turquie, pour apprendre à voyager, puis l'Iran, l'Asie
centrale parce que nous n'en savions rien, avant de rejoindre la
Mongolie par la Chine. Si nous nous sommes arrêtés un an dans une
famille nomade de l'ouest de la Mongolie, c'est qu'un soir l'homme chez
qui nous dormions nous a simplement proposé : "Venez passer l'hiver
chez moi si vous voulez."
Je ne sais pas si c'est moi qui ai mal interprété les choses, mais la couverture, le titre, le sous-titre et le résumé indiquaient pour moi que le livre porterait principalement sur cette fameuse année passée dans une famille nomade. Ce qui n'est absolument pas le cas. Sur les 318 pages du bouquin, les nomades avec lesquelles les auteurs vont vivre n'apparaissent qu'à la page 228. Moins de cent pages sur le sujet, c'est dommage.
D'autant plus dommage que les deux cents pages précédentes sont terriblement répétitives: "Il fait beau/moyennement beau/mauvais/pluvieux/y a du vent, nous passons en vélo, les gens sont curieux et nous interpellent, puis quelqu'un veut bien nous héberger, son nom c'est Truc, nous causons ensemble (accessoirement on picole), et puis nous nous en allons. Ah, que ces gens sont sympas et hospitaliers! Loin de toute la pourriture Occidentale, franchement vivre en Occident c'est moisi".
J'ai dû me "cravacher" à reprendre le livre à chaque fois, et toujours à cause de cette répétitivité. Pourtant il se lit fort rapidement et j'ai été surprise plus d'une fois de voir que j'avais lu 70 pages alors que je ne pensais n'en avoir parcouru qu'une vingtaine.
Malheureusement ce retour cyclique à la même chose m'a également fort embrouillée et plus d'une fois je me suis demandée si telle situation c'était passée il y a quelques pages ou il y en avait trente. ![]()
J'ai également regretté que les auteurs entrent peu dans l'âme des peuples qu'ils rencontraient, tout m'a paru superficiel. Je sais bien que la barrière de la langue était gigantesque mais cela m'a malgré tout déçue de ne pas en savoir plus sur ce qui faisait que ces gens appartenaient à leur peuple et pas à un autre. Cependant, ce problème est moins présent au cours de la partie avec les nomades puisque nous avons plus d'infos.
De plus, comme l'indique mon bref résumé de "l'action", les auteurs font preuve d'un manichéisme un peu agaçant... voire carrément insupportable (à la fin du livre on est excédé tellement ces passages réapparaissent souvent). On retrouve la ville Vs la campagne et l'Occident Vs le reste du monde. Quelques morceaux de choix:
1. Quotidiennement, une angoisse m'étreint au réveil: celle que le ciel bleu et glacial ait cédé la place au plafond gris et aux températures molles des hivers nord-européens, cette crainte que les journées intenses et rudes aient été remplacées par le confort et l'ennui. [...] Ici pas de place pour un sentimentalisme ou des manières décalées à l'européenne.
2. Tout à l'est, l'Extrême-Orient rejoint l'Occident, replié sur lui-même et persuadé de voir le monde à travers l'écran de son téléphone portable.
3. Nos sociétés occidentales, en développant des modèles hyper compétitifs et aseptisés, ont oublié en chemin quelques valeurs humaines que nous avons retrouvées en Turquie. Ici, les gens ne vivent pas les uns à côté des autres, mais encore les uns avec les autres.
Je suis tout à fait d'accord pour dire que notre société est loin d'être idéale... mais ce n'est pas une raison pour idéaliser les autres!
J'ai aussi trouvé certaines remarques qui m'ont paru pour le moins naïves:
Dans un lokanta, comme beaucoup d'autres, un jeune porte le foulard kurde. Ce symbole de l'identité kurde est interdit par Ankara. Le port de ce foulard n'est pas innocent, il permet d'affirmer sa fierté et son appartenance à cette communauté. En le regardant, j'essaye de comprendre la signification et l'importance de ce geste pour lui, la foi qu'il y met. Comment pouvons-nous ressentir son engagement, nous qui n'avons aucune référence semblable dans nos vie d'Occidentaux affranchis des principalement barrières de la discrimination?
Je me suis vraiment demandé quelles étaient ces principales barrières... le fait de ne plus se faire passer à tabac mais juste de se faire traiter de "sale nègre/bougnoule" peut-être? De "juste" se faire insulter de pute si on ose mettre une mini-jupe et dire à un mec d'aller se faire voir s'il nous casse les pieds ? D'être juste considéré comme une grosse merde si on est chômeur et pas brûlé vif? La souffrance, où qu'elle soit, ne s'estime pas à la valeur des autres souffrances! A mes yeux elle est présente et nous nous devons de la respecter, il n'y a rien d'autre à ajouter.
Enfin, pour en revenir à un aspect bénin mais qui m'a néanmoins agacée, j'ai aussi noté la présence de deux grosses erreurs. La première apparaît lorsque Célina Antomarchi-Lamé fait ce qui ressemble à une crise d'angoisse. Il y est dit qu'elle fait une crise de mouvement compulsifs. La compulsion est un terme emprunté à la psychiatrie et qui se définit comme étant un "comportement répétitif (par exemple le lavage des mains) ou un acte mental (prier, compter...) que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles qui doivent être appliquées de manière inflexible" (source). Elle a donc plutôt dû être prise de mouvement convulsifs, ce qui se comprend quand on est si loin de chez soi...
La deuxième erreur, grossière pour un livre parlant de voyages et du rythme des saisons, parle de l'équinoxe... d'hiver (il est indiqué entre le 15 décembre et le 1er janvier dans le livre, il n'y a donc pas d'erreur d'interprétation possible). Il n'existe pas d'équinoxe d'hiver, juste le solstice, le jour où la nuit est la plus longue de l'année. ![]()
A côté de ces défauts j'ai pourtant vécu de bons moments de lecture avec ce livre.
La transhumance avec les nomades est le moment que je préfère, il représente ce que le livre entier aurait dû être à mes yeux: une immersion totale avec la vie et les préoccupations des nomades, permettre la compréhension de leurs coups durs, de leur acharnement, de leur courage et de leur détermination. J'ai aussi trouvé d'autres moments de grâce comme par exemple cette séance où un joueur de musique envoûte complètement les auteurs, ou encore lorsque les chevaux prennent leur galop tous ensemble:
En un instant, le nuage de poussière s'allonge et s'épaissit, la rumeur
enfle sous le martèlement des sabots, la steppe rugit. Une horde
hurlante, à fond de train, se répand dans la plaine soyeuse.
Au cours de ces quelques passages j'ai pu saisir la magie de ce voyage immense, le bonheur que cela devait être d'assister à des évènements pareils.
Hélas, ces moments sont trop courts et vite passés, et la lecture nous ramène à une description du paysage que l'on souhaiterait tant pouvoir admirer. Car si nous avons la chance d'avoir des photos au centre du livre, celles-ci représentent principalement le passage chez les nomades et le reste est rendu à la portion congrue.
Pourtant ces photos valent vraiment le détour. Voilà un petit bout de l'une d'entre elles:

A elles seules elles nous donnent envie de tout connaître de ce voyage. Je pense même que le livre devrait être réédité sous un autre format, avec moins de texte et plus de photos, comme par exemple un carnet de voyage. J'imagine bien une photo magnifique par page avec le texte en-dessous pour expliquer ce qu'elle représente, à quelle étape elle a été réalisée, par qui elle a été faite, pourquoi...
Cela règlerait au passage le problème de la carte fournie avec le livre. Si chaque étape du texte décrit les villes et les endroits par où les auteurs passent, la carte représente seulement les différents pays avec une vague ligne qui les traverse. On ne peut pas dire qu'elle aide beaucoup à se repérer.
Pour en finir avec "L'appel de la steppe", je dirais donc que le format du livre n'est pas forcément adapté à cette aventure et que je rêverais d'en voir une édition avec moins de texte (de toute façon très descriptif et pas particulièrement passionnant) et plus de photographies.
A noter qu'il intéressera certainement plus que moi les passionnés de chevaux, de nombreuses "scènes" à cheval sont proprement idylliques pour les auteurs.
P.S: Je suppose mais que le titre fait référence à "L'appel de la forêt" de Jack London mais je n'ai pas encore lu ce livre. Faudrait que je le fasse. :-)
16 juin 2008
Salomé
Pour connaître un peu l'histoire de Salomé.
Un extrait du film de Carlos Saura, envoûtant:
30 mai 2008
Pardon???
Lu hier soir dans un article traitant d'une bien triste affaire (le suicide de deux adolescentes):
Fans du groupe Tokio Hotel, elles avaient, comme beaucoup d’ados,
adopté un look « pseudo-gothique » fait de vêtements sombres, de
maquillage à l’avenant et d’une coupe de cheveux appropriée. Mais cette
mode ne semble pas avoir motivé leur acte désespéré.
Source
Ah bon, parce que d'après les journalistes c'est la façon dont on s'habille qui définit nos humeurs, voire nos actes, et pas le contraire? Et si on s'habille en vert, on sera poussé à faire quoi exactement? Et en rose?
Quand les "bien-pensants" comprendront-ils que le fait de s'habiller en noir, écouter du métal (enfin on peut pas dire que Tokio Hotel rentre dans cette catégorie...), jouer aux jeux vidéos et que sais-je encore n'est pas la cause d'un potentiel mal-être mais le moyen d'exprimer celui-ci?
Quand comprendront-ils également que l'immense majorité des individus "bizarres" qui aiment ce genre d'habits et d'activités se sentent tout à fait bien dans leur tête et qu'ils n'ont pas l'intention d'aller massacrer leurs collègues/camarades de classe/famille ou de se tirer une balle dans la minute qui suit?
29 mai 2008
De grandes espérances, de Charles Dickens
Aaah, ça fait du bien de pouvoir se remettre à lire tranquillement, depuis un mois que je préparais mes examens et compagnie ça me manquait!
※
En choisissant un livre de Charles Dickens pour mon Challenge ABC je
dois dire que je craignais sa lecture. Un monstre sacré comme
Dickens ne pouvait écrire que des livres terriblement sérieux et durs à
suivre tellement ils devaient contenir de la Culture avec un grand C!
Eh bien... pas du tout.
Je n'ai quasiment pas vu passer ce livre, sauf le dernier quart mais je dirai plus loin pourquoi.
Un petit résumé du vraiment tout début de l'intrigue:
Pip est un jeune garçon rêveur et sensible. Élevé par une soeur revêche
et un beau-frère d'une nature excellente mais tenu sous la coupe de
cette maîtresse femme, il aime à traîner au cimetière où sont enterrés
ses parents. Les pierres tombales, bien évidemment, ajoutent à
l'atmosphère lugubre de l'Angleterre dépeinte par Dickens, toile de
fond au récit de l'ascension sociale de Pip.
Enfant,
avant même qu'un héritage inattendu éveille en lui "de grandes
espérances", il voit le monde à travers le filtre étrange de son
imagination qui frise parfois le surnaturel et le prédispose à la
rencontre avec deux êtres qui vont transformer sa vie : un forçat
évadé, figure qui reparaîtra de manière récurrente, et Miss Havisham,
vieille folle qui n'a de cesse, pour venger sa jeunesse bafouée,
d'exhorter Estella à briser le coeur de toute la gent masculine. C'est
chez elle, dans une demeure au temps assassiné, qu'il fera
l'apprentissage des bassesses de la nature humaine.

Les espérances évoquées dans le titre sont celles de tous les
personnages, du principal aux plus petits.
Pip espère ainsi toute son
enfance obtenir de l'argent afin de s'élever au-delà de sa condition de
simple apprenti forgeron, puis durant son adolescence et l'âge adulte
il espère rencontrer son illustre bienfaiteur dont il ne connaît rien.
Par-dessus tout, il espère conquérir le coeur de la belle Estella,
aussi inacessible que les étoiles dont elle porte le nom. Cependant, le
lecteur se rend bien vite compte que quelque chose cloche dans tout
cela car c'est un Pip ayant déjà vécu tout cela qui narre l'histoire;
et il ne manque pas de faire des allusions quant à la folie de ses
rêves.
Les grandes espérances sont également celles de Miss
Havisham qui ne souhaite qu'une chose: se venger des hommes pour ce
qu'ils lui ont fait endurer. Ce sont celles de Joe, le père adoptif de
Pip (bien qu'il ne soit jamais nommé de la sorte).
Ce sont celles de Wemmick, le clerc implacable et froid au travail,
mais familier et sympathique une fois chez lui. Ce sont celles du terrible Orlick, un personne
trouble et effrayant sans qu'on sache bien pourquoi. Et ce sont même
celles, extrêmement bien cachées, de Mr Jaggers, l'avocat inflexible qui manifeste autant de chaleur humaine qu'un iceberg.
Le style est vraiment très agréable, l'intrigue évolue bien sans qu'on s'impatiente (enfin, sauf le dernier quart), Dickens n'a pas oublié d'inclure une certaine dose d'humour - teinté de noir par moments (certaines scènes seraient très drôles dans un film par exemple) et l'histoire est en somme une fable sur l'argent qui corrompt même les meilleurs (en tout cas, c'est comme ça que je l'ai perçue).
On retrouve même une bose dose de suspense, ce qui ne gâche rien. Un exemple:
Dans le conte oriental, la lourde dalle qui doit tomber sur la couche
d'apparat dans l'ivresse de la victoire est lentement extraite de la
carrière, le tunnel où courra la corde destinée à maintenir la dalle à
sa place est lentement creusé dans le roc pendant des lieues, la dalle
elle-même est lentement soulevée et ajustée à la voûte, la corde est
assujettie à la dalle, et va rejoindre à plusieurs milles de là le
grand anneau de fer. Tous les préparatifs achevés à grand-peine,
lorsque l'heure est venue, on éveille le sultan au milieu de la nuit,
on lui met dans la main la hache aiguisée qui doit détacher la corde du
grand anneau de fer; il frappe, la corde se rompt, disparaît dans le
tunnel et la voûte tombe. De même pour moi; tous les travaux proches et
lointains qui tendaient au même but étaient achevés; en un instant le
coup fut frappé et le toit de ma forteresse s'écroula sur moi!
Cependant, j'ai quelques petites remarques à faire. Ainsi, l'évolution de Pip paraît complètement improbable. Par exemple, lorsqu'il apprend qu'il est un riche héritier, Pip est un jeune apprenti forgeron d'environ quinze ans si je ne me trompe pas. A cet âge-là, on peut dire qu'un être humain est influençable, certes... mais avec déjà des bases bien établies concernant son comportement, son caractère, ses habitudes, ses connaissances, ses habilités, etc. Cela d'autant plus que dans les années 1860 et des brouettes, l'adolescence était un concept inexistant: à quinze ans on était adulte et on bossait pour gagner sa croûte, point barre.
A cela il faut également ajouter qu'à cette époque-là, la distance entre les classes aisées et les classes pauvres était aussi facile à franchir qu'un gouffre béant. On pouvait difficilement passer d'un monde à l'autre à moins d'être pris très jeune à son milieu. Qu'à cela ne tienne!, pour Dickens, du jour au lendemain Pip prend des manières très mondaines et se comporte avec tous les tics d'un lord. Mouais...
Néanmoins, cela ne gêne pas la lecture du roman donc cela importe peu.
Par contre, venons-en maintenant à ce fameux dernier quart avec lequel je radote depuis tout à l'heure. Sans lui, le bouquin aurait été absolument génial. Sans lui, l'histoire aurait été tout à fait cohérente. Sans lui, je n'aurais pas eu envie d'entrer en communication avec Dickens dans l'au-delà pour lui demander ce qu'il lui avait bien pris de rédiger cette partie-là.
Ce quart commence au moment où Pip apprend enfin, après un suspense insoutenable qui a fait craindre pour lui la pire des malédictions, qui est son mécène et comme celui-ci a obtenu son argent .
On s'attend à un être épouvantable, un véritable Marquis de Sade mâtiné de Gilles de Rais! A vrai dire... ce n'est pas du tout ça et le soufflé retombe telle une vieille crêpe. Enfin... il est très probable que dans l'Angleterre Victorienne avoir une telle ascendance était pire que d'avoir un loup-garou dans la famille. Mais cela m'a laissé de marbre.
A la suite de cette révélation s'ensuit alors un imbroglio tout à fait imbuvable sur le fait que ça soit atroce d'être en contact avec une personne pareille, ô mon dieu il faut s'en débarrasser, oh et puis non en fait c'est quelqu'un de super sympa, la pauvre a eu tant de malheurs... Re-mouais.
J'ai particulièrement abhorré (carrément! ;)) le retournement de situation "à la Molière" où l'on découvre les origines d'Estella. Ça n'apporte vraiment pas grand-chose à l'intrigue et ça dure une centaine de pages environ. A la fin on ne peut pas s'empêcher de se faire la réfléxion "quoi? Tout ça pour ça? Mais ça n'apporte rien sauf une énorme digression!".
Pis: après ce looooooong passage, l'histoire reprend et une fin douce-amère vient rapidement conclure le roman. Alors pourquoi nous avoir conté tout cela? J'ai peut-être raté quelque chose.
Quant à la morale du roman, elle est simple: l'argent mal acquis ne profite jamais, qui plus est il a la capacité de corrompre même le meilleur des hommes. Seul le travail personnel permet à un individu d'avoir le repos de l'âme. Pourquoi pas? Après tout, on est dans un roman victorien! ![]()
28 mai 2008
Avis de recrutement
Babelio recherche des blogueurs-lecteurs intéressés par l'opération Masse Critique, qui je le rappelle consiste à recevoir un livre en échange d'une critique bonne, moyenne ou mauvaise, c'est comme voul-voul (vous pouvez aller lire ma première critique pour vous en assurer, je n'y ai pas été de main morte!
).
Pour cela il suffit de s'inscrire sur le site et de sélectionner les livres qui vous intéressent. Une sélection est faite par la suite pour savoir lequel vous recevrez.
Si vous aimez lire, que vous habitez en Belgique, en Suisse ou en France et que vous êtes curieux, suivez le guide ;-) :

Il suffit de cliquoter sur l'image pour arriver directement sur la bonne page.
26 mai 2008
C'est pas passé loin
Hier a eu lieu un évènement qui aurait pu se transformer en catastrophe nationale: un avion cargo s'est crashé au décollage de l'aéroport de Zaventem, l'aéroport situé à Bruxelles mêmes.
Heureusement, il n'a pas eu le temps de décoller auquel cas il aurait pu s'écraser sur les maisons alentour (l'aéroport est en pleine ville), sur les rails de chemin de fer situés à quelques mètres de là ou encore sur les lignes électriques ferroviaires (ça aurait fait un joli feu d'artifice avec un avion rempli jusqu'à la gueule de kérosène).
Et encore plus heureusement, il ne contenait pas de passagers et les membres de l'équipage vont bien.
Ça a été très très chaud et maintenant les habitants du coin espèrent que quelque chose sera fait pour assurer la sécurité de tous... sinon la catastrophe finira bien par avoir lieu un jour ou l'autre, selon la loi de Murphy.
Pour voir des images (impressionnantes):
23 mai 2008
Histoires belges
Deux faits divers ces derniers temps, deux histoires hallucinantes:
Un sans papiers chez les flics!
BELGIQUE mar 20 mai
C'est
à peine croyable ! Un illégal brésilien se faisait passer pour un
policier depuis deux ans. Il en avait tout l'uniforme: veste, chemise,
pantalon et même... Pistolet 9mm ! Le jeune homme disposait même de son
bureau au commissariat central de bruxelles, avec accès aux dossiers,
P.-V., ...
Le visa de l'imposteur, Pablo, a expiré en janvier
2006. Pour rester en Belgique, il devait rentrer au Brésil et demander
un autre visa. Cet aller-retour s'avérait impossible pour le Brésilien,
condamné pour vols avec peine de prison à la clé dans son pays.
Pablo
a donc choisit une autre solution: Il s'est placé sous la protection
d'un commissaire de police de Bruxelles qui était tombé amoureux du
jeune Brésilien. Le commissaire, 30 ans de carrière, marié et père de
plusieurs enfants, emmenait Pablo avec lui au travail, et également en
intervention. Selon De Morgen, qui révèle l'information, il le logeait
également dans un appartement au centre de Bruxelles.
L'affaire
a éclaté suite aux menaces de l'ancien amant du Brésilien, un marchand
de voitures qui aurait mal supporté la nouvelle relation de Pablo. Son
ancien compagnon a donc adressé une lettre de dénonciation au comité P,
qui enquête actuellement sur ce cas. PolBru se refuse actuellement à
tout commentaire et indique que "Le parquet traite l'affaire".
Source : RTL info.
La deuxième histoire est liée au fait que depuis hier matin les bus fassent grèves à Charleroi et dans une partie de la Wallonie. La grève se poursuivra jusqu'à mardi matin. Pour en savoir la raison (incroyable!), lisez la suite! ;-)
Grève des Tec, la limite est franchie
Mis en ligne le 23/05/2008
Par Michel Konen
"Il faut raison garder. Mais, en l'espèce, la
coupe est pleine. Une nouvelle fois, les chauffeurs de bus des Tec de
Charleroi ont décidé de se croiser les bras. Et l'on nous ressert, une
fois de plus, le prétexte de la "grève émotionnelle". Cela suffit !
L'histoire est édifiante. Ce jeudi matin, au moment où les chauffeurs votent l'arrêt de travail, l'histoire est la suivante : un chauffeur a été agressé samedi par un voyageur qui le menaçait d'un couteau. L'homme s'est défendu et se retrouve néanmoins inculpé par la justice carolo. C'est trop injuste !
Quelques heures plus tard, après
explication du parquet, l'affaire prend un tout autre visage. Un
chauffeur a eu un échange de mots durant le trajet avec un handicapé
qui souhaitait descendre entre deux arrêts. Au terminus, le chauffeur a
saisi le handicapé par le collet et l'a projeté contre le bus. L'homme
a alors sorti un petit couteau, menaçant le chauffeur. Ce dernier, par
ailleurs ancien paracommando, a eu tôt fait de le désarmer, de le
projeter au sol et de le rosser copieusement. Bilan : rate perforée,
pneumothorax et deux vertèbres démises. Cinq jours en soins intensifs
plus quinze jours d'invalidité. La scène a été entièrement filmée par
deux caméras de surveillance.
Faut-il vraiment en dire beaucoup
plus ? On pourrait encore admettre, à l'extrême limite, que faute
d'information le matin, les chauffeurs soient sous le coup d'une
émotion et veuillent manifester leur inquiétude. Mais il est
inqualifiable, après que leurs responsables ont reçu toutes les
explications de la part du procureur du Roi, qu'ils ont visionné le
film des événements, qu'ils décident de poursuivre leur mouvement
jusqu'à mardi, de l'étendre à d'autres réseaux.
Ils doivent, comme l'a utilement rappelé le ministre wallon des Transports André Antoine, laisser la justice mener son enquête.
Les
organisations syndicales, qui pour l'instant couvrent encore ce
conflit, sont mal à l'aise au vu des faits tels qu'ils se sont
produits. Un responsable régional de la CSC de Charleroi vient de
constater "qu'un bus n'est pas une zone de non-droit, et que les
voyageurs ont le droit d'être sauvegardés au même titre que les
chauffeurs", et que "tout n'est pas justifiable, et je ne peux donc pas penser que tout soit acceptable".
Voilà qui est parfaitement dit. Encore faut-il que ce soit entendu."
Source: La Libre Belgique.
Moi je dis, faire la grève parce qu'un collègue a tabassé un handicapé qui a sorti un couteau alors que le chauffeur l'avait molesté, c'est fort! Enfin, c'est habituel... il y a deux-trois mois on a eu une grève de trains parce qu'un accompagnateur (= contrôleur) avait frappé un passager! Tout cela est très logique! ![]()
P.S: Désolée pour les bizarreries d'édition, Canalblog est en train de me rajouter des changements là où je ne demande rien...
16 mai 2008
Eteins la lumière...
Ambiance spéciale ce soir en raison d'une panne de courant généralisée à toute la ville.
J'ai allumé les bougies que nous avions*, j'ai ouvert "De Grandes Espérances" de Dickens, mis mon lecteur Mp3 sur les oreilles... et en route pour un moment super agréable. :)

14 mai 2008
C'est la première fois que j'en vois un ici

Oui je sais, notre vitres sont dégueus... mais je suis en période de préparation de mes examens donc elles attendront! :-p
Certes il n'est pas aussi beau que celui d'Aurore, mais c'est déjà ça! :-)
Apparemment pour avoir un arc-en-ciel ici, il faut qu'il ait fait 30°C pendant deux semaines de suite puis l'arrivée d'un temps orageux... il vaut donc mieux en profiter, ça risque d'être rare! ![]()
Et parce que ça va bien avec le temps qu'on a eu (et une mini-invasion d'abeilles et de guêpes dans l'appart grâce à un cadre de fenêtre tout mort):
09 mai 2008
Le Trône de Fer, de George R. R. Martin
J'avais choisi à la lettre M un auteur que je connais déjà et que j'adore, Carson McCullers. Puis plusieurs discussions avec des potes de mon geek m'ont mené à hésiter entre McCullers et Martin... vous voyez aujourd'hui le résultat de mes hésitations. :-)
Dans ce billet je ne vais pas parler seulement du premier tome (ce que j'avais prévu de faire à la base), mais des neuf premiers tomes du cycle, chez les éditions J'ai Lu. Il y en onze en tout à être sortis mais après avoir lu coup sur coup les neufs premiers j'ai besoin de m'aérer un peu la tête en lisant autre chose.

Je crois bien que j'ai trois éditions différentes, les présentations sont pas les mêmes...
Alors, pour résumer un peu le début de l'histoire: Après avoir zigouillé le roi légitime mais complètement fou du Trône de Fer quinze ans auparavant, Robert Barathéon est devenu le souverain des Sept Couronnes. Cependant, il vient de perdre sa Main (une espèce de premier ministre) d'une façon très étrange et brusque, et demande l'aide de son ancien compagnon de combat, Eddard Stark, gouverneur des froides terres du nord. Celui-ci accepte bien malgré lui cette offre et quitte alors son domicile avec une partie de sa famille (l'autre reste pour gouverner le Nord) pour devenir Main du Roi .
A son arrivée dans la capitale du royaume, Eddard Stark découvre un monde pourri par le mensonge, les intrigues de cours et l'hypocrisie. Pas facile de vivre dans un monde pareil quand on est soi-même un personnage probe et loyal...
Cependant, le terrible hiver qui peut durer plusieurs années approche et des créatures effroyables se massent aux portes des terres du nord tandis que sur un autre continent, les deux seuls héritiers en vie du précédent roi légitime complotent afin de recouvrer le trône des Sept Couronnes et cherchent à constituer une armée.
Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, ça serait gâcher tout le suspens. :-)

Comme tout cycle de fantasy, l'univers du "Trône de Fer" se déroule dans un monde fantastique où les dragons, les géants, la magie et consorts existent.
Néanmoins, ne vous y méprenez pas: l'histoire est centrée sur les protagonistes humains. Et qu'ils soient rois, chevaliers, grandes dames et beaux sires ou petit peuple et pires raclures... cela ne change rien à l'affaire, ils sont tous profondément humains, avec des défauts et des qualités comme vous et moi. Certains sont assoiffés de pouvoir, d'autres aspirent juste à mener leur petite vie tranquille, il en est qui mènent le jeu... et d'autres qui deviennent leurs marionnettes, inconsciemment ou pas. Car dans le trône de fer, il n'y a qu'un seul jeu qui est digne d'intérêt: le jeu des trônes (c'est d'ailleurs le titre du premier volume en anglais, "a game of thrones").
Les joueurs "suprêmes" manipulent à qui mieux mieux ceux qui sont incapables de se rendre compte qu'ils ne sont que des pions ou qui ne peuvent échapper à ce rôle... et comme dans tout jeu de stratégie, les pions ne servent qu'un temps pour affronter l'ennemi puis on s'en débarrasse une fois qu'ils n'ont plus d'utilité. George R. R. Martin sacrifie ainsi son cheptel de personnages au fur et à mesure que l'intrigue avance. Si vous êtes du genre à vous attacher fusionnellement aux personnages, vous risquez de ne pas vous en remettre. Qu'ils soient secondaires ou sur le devant de la scène, bon ou mauvais, jeunes ou vieux... ils finissent tous pas y passer. Comme dans la "vraie vie".
Cependant, le manichéisme n'est pas de mise dans "le trône de fer". En effet, l'histoire est vécue par le biais des personnages, chaque chapitre indiquant l'individu dont nous suivons le point de vue. Eddard Stark, Lady Catelyn son épouse, certains de leurs enfants comme Arya, Sansa ou Bran... mais également Jaime, Tyrion ou encore Cersei (les "méchants" au début du cycle). Le lecteur en vient ainsi à comprendre les motivations de chacun et celui qui passait pour la pire des pourritures devient tout à coup un gars bien sympa qu'on plaint... ou au contraire, celui qui avait l'air d'un gars bien devient un assassin... dont on saisit malgré tout les motivations sous-jacentes.
De plus, une autre grande force de ce cycle est la capacité des individus à évoquer d'autres situations, d'autres histoires. [Attention, séance "j'me la pète en étalant bien ma maigre confiture culture"] Par exemple, Eddard Stark, sa femme et leur relation à leur fils aîné Robb m'ont beaucoup rappelé le début de Dune. On pourrait presque les intervertir avec Leto Atréides, Lady Jessica et Paul.
Il y a également du Madame Bovary dans Sansa Stark qui rêve d'amour courtois alors que la plupart des hommes qui l'entourent sont des soudards assassins, violeurs et pilleurs. En gros c'est une gourdasse totale qui me donne envie de la secouer comme un prunier.
Et à l'opposé de Sansa, Cersei Lannister (la reine donc) ressemble énormément à Lady Macbeth. Elle pousse les autres à faire ce qu'elle souhaite en les manipulant avec maestria, elle est froide, déterminée, n'hésite pas à donner de sa personne (dans tous les sens du terme) et aussi venimeuse qu'un aspic.
Enfin, Jon Snow et son loup-garou font inévitablement penser à l'Apprenti Assassin de Robin Hobb... en beaucoup moins agaçant pour moi ("je le fais mais je le fais pas mais si mais non c'est mal mais c'est mon devoir", ça me rend dingue).
Bien que j'insiste sur les aspects "intrigue" et "caractère des personnages", "le Trône de Fer" possède une autre force: ses descriptions. Martin a été (est toujours?) scénariste, et ça se sent. Il ne néglige pas ses "décors" et leur donne une dimension tout à fait réelle.
Ainsi, les continents sont très différents en fonction du climat qui y règne, il y a des marécages et des cours d'eau qui entravent le passage des armées, des déserts meurtriers pour qui ose les traverser, des contrées où le vin y est meilleur qu'ailleurs grâce au temps toujours clément...
Les tenues sont également très détaillées et chaque Maison majeure ou mineure arbore ses propres armoiries... à un point tel que parfois ça en devient saoulant. Quand on voit une description de personnes tout ce qu'il y a de plus mineurs et de leurs armoiries pendant une vingtaine de lignes, ça devient vite très casse-pied. D'autant plus que c'est un tel flot d'informations qu'on l'oublie aussitôt. Et que ce type d'énumération se présente quand même pas mal de fois dans certains tomes. Mais ce n'est qu'un petit défaut par rapport à la qualité des descriptions. :-)
Martin n'hésite pas non plus à être réaliste, ce qui risque d'écoeurer certains lecteurs. Relâchement des sphincters au moment de la mort, personnages qui se pissent dessus de peur, et même femmes ayant leurs règles (tabou suprême quand on y pense; il suffit pour s'en rendre compte de voir une pub pour des tampons ou des serviettes hygiéniques, le liquide est toujours... bleu??? Quelle femme perd ce genre de liquide?)! Malgré tout, dans mon cas le réalisme de ces descriptions pas forcément ragoûtantes a constitué un attrait supplémentaire.
Enfin, j'en viens à une force tout à fait majeure du cycle du Trône de Fer sans laquelle ces livres seraient bien moins intéressants dans leur édition française: son traducteur, Jean Sola.
Cet homme traduit divinement bien, je ne vois rien d'autre à dire. Il a été chercher d'anciennes tournures françaises, d'anciens mots peu usités et a fait un travail remarquable.
C'est comme ça que j'ai vu le terme "engeance" apparaître dans le roman, ce qui m'a vraiment plu. A l'heure actuelle c'est un mot quasiment en voie d'extinction, peu de personnes semblent connaître sa signification... alors que pour moi c'est un mot courant que j'emploie très souvent. Mais seulement parce que mes grands-parents l'utilisaient dans leur patois ("mauvaise engeance" est une insulte que je prononce volontiers ^^;).
Jean Sola a également veillé au grain pour ce qui est des petits détails. J'en veux pour preuve le personnage de Brienne de Torth... qui s'appelle dans la version originale Brienne de Tarth. Vous allez me dire "c'est un ptit détail de rien du tout". Certes... mais ce détail suffit à ne pas rendre Brienne plus ridicule qu'elle ne paraît dans "Le Trône de Fer". Je suppose que le traducteur a pensé à la lecture qu'en feraient les lecteurs français... et que Brienne se serait retrouvée bien rapidement appelée "de Tarte". Pas terrible pour une héroïne. [Ce n'est qu'une hypothèse, si quelqu'un peut l'infirmer ou la confirmer, ça m'intéresse! :-)]
Voilà pour les aspects "achetez cette saga!". ![]()
En ce qui concerne les aspects négatifs, j'ai un gros coup de gueule à pousser contre les éditeurs français du Trône de fer, Pygmalion et J'ai Lu.
Tout d'abord, pourquoi avoir traduit "A Song of Ice and Fire" ("Un Chant de Glace et de Feu") par "Le Trône de Fer"? Si l'auteur a mis l'emphase sur la glace et le feu, qui représentent certainement des choses importantes dans sa saga, pourquoi aller mettre l'accent sur le trône de fer? Le lecteur perd une part de la signification de l'histoire je pense, et il semblerait que nous nous en apercevions surtout dans les tomes encore à venir avec les révélations sur le fils du prince Rhaegar, définit comme étant "un chant de glace et de feu".
Ensuite, c'est quoi cette histoire de diviser chaque tome anglophone en deux, voire trois, voire quatre tomes français? A l'heure actuelle il n'est sorti que quatre tomes en anglais... et nous, francophones, nous retrouvons avec DOUZE tomes chez Pygmalion et ONZE chez J'ai Lu (incomplets)!?
Pour avoir moi-même fait de la traduction, je sais bien que l'anglais est une langue plus concise que le français et qu'il est habituel de voir un livre traduit en français prendre jusqu'à un tiers supplémentaire de volume... mais là, passer de quatre à douze??? Ça sent l'histoire de gros sous à plein nez cette affaire-là... surtout quand on voit que j'ai acheté le tome quatre anglais ("A Feast for Crows", "Un Festin pour les Corbeaux") pour 10.50€ tandis que les deux tomes représentant les deux premières parties de ce volume en français sont à 8€ l'unité... Si "A Feast for Crows" est départagé en quatre, cela reviendra à 32€ le bouquin complet. Plutôt cher je trouve. Et ce d'autant plus que dans un autre domaine, un pavé comme "Les Bienveillantes" a réussi à être imprimé en un seul volume! Groumpf.
A gauche, le quatrième tome en anglais ; à droite, les deuxième et première parties en français... la troisième arrivera un de ces quatre
De plus, je n'aime pas non plus les titres donnés à ces différentes parties. "A game of Thrones" ("Le Jeu des Trônes") devient chez J'ai Lu "le Trône de Fer" et "Le Donjon Rouge", "A Clash of Kings" ("Un Affrontement de Rois") se transforme en "La Bataille des Rois", "L'Ombre Maléfique" et "L'Invicible Forteresse"... Si toute traduction est une trahison, là c'est carrément un massacre. Surtout quand on voit que le tome trois, "A Storm of Swords" a été scindé par un éditeur anglophone en deux sous les titres "Steel and Snow" ("Acier et Neige") et "Blood and Gold" ("Sang et Or"), bien plus respectueux de l'univers du Trône de Fer...
Enfin, pour bien parachever le tout, l'édition française a zappé 95% des appendices situés à la fin des volumes anglophones alors que ceux-ci permettent de s'y retrouver dans la foule des personnages et des Maisons... Re-groumpf.
Franchement, j'aimerais bien avoir des explications à ces changements, histoire de comprendre un peu tout ça.
Pour terminer ce billet, comme vous l'aurez compris, le cycle du Trône de Fer est pour moi mon deuxième gros coup de coeur de l'année après Jane Eyre. Achetez-le!!! ![]()
P.S: Bon maintenant il ne reste plus qu'à attendre que les trois derniers tomes sortent... ou plus exactement que George R. R. Martin les écrive. ^^;
P.P.S: Bonne nouvelle (si vous lisez l'anglais), "A Dance with Dragons" sortira fin septembre si tout va bien. Pour suivre l'actualité de George R. R. Martin, son site officiel.
P.P.S: Michael Komarck a fait des illustrations magnifiques de ce cycle, tapez "a song of ice and fire" dans Gogol et vous pourrez en admirer certaines.
P.P.P.S: La musique qui va bien avec:

