15 juillet 2008
Oh la belle pub!!!!
Aujourd'hui j'ai découvert ça:
Une magnifique publicité de propagande à l'ancienne, avec de la musique qui fout les jetons, des phrases chocs à la con, des vrais acteurs et des raccourcis très simples à comprendre.
Bref, tout pour vous entuber chers concitoyens et vous faire croire que touuuuuuuuuut va bien.
Et là, ça m'énerve. Parce qu'utiliser les méthodes de la publicité pour vendre ses projets de loi ou ses lois aux citoyens, c'est tout simplement utiliser des méthodes de manipulation.
Et au passage insulter leur intelligence car ne vous y trompez pas, le message derrière tout cela est "z'êtes trop cons pour comprendre ce qu'on fait réellement alors on fait de la pub pour vous résumer le tout".
Comme c'est mignon.
Je vous conseille donc de lire un bouquin très bien, qui résume très simplement les méthodes de manipulation et qui permet à tout le monde de les détecter et de voir quand on cherche à l'empapaouter dans toutes les situations de la vie, que ce soit dans un magasin ou durant une campagne politique:
"Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens", de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Bauvois, aux Presses Universitaires de Grenoble (PUG).
Il coûte assez cher (20 euros à peu près), mais je vous assure qu'il vaut le détour.
Au pire vous pouvez toujours demander à la bibliothèque publique de votre ville de l'acquérir, ça permettrait ainsi à plusieurs personnes de pouvoir le lire sans trop dépenser. ;-)
Gâtionne m'a indiqué un super lien que je vous invite à suivre sur le site d'info-sectes: on y retrouve une petite bd illustrant une situation de manipulation et une explication très claire juste après, à laquelle l'un des auteurs du livre a justement participé. Merci Gâtionne! :-)
Edit: not' bon président veut que les irlandais revotent pour le Traité de Lisbonne. Ça aussi c'est pas mal: "vous avez mal voté les gars, on recommence et là vous allez me dire ce que moi je veux entendre". C'est beau un tel respect de la démocratie et de l'opinion d'un peuple...
22 juin 2008
L'appel de la steppe, d'Antoine de Changy et Célina Antomarchi-Lamé
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio.

J'ai toujours adoré apprendre comment vivaient les autres êtres
humains, qu'est-ce qui les avaient poussé à aller vivre à tel endroit
en particulier, comment ils s'y étaient adaptés, quelles étaient leurs
habitudes, leurs espoirs, leurs angoisses...
Ainsi, quand nous avions la télévision j'aimais particulièrement l'émission "Là-bas si j'y suis" et l'un de mes livres préférés reste encore et toujours "Le désert des déserts: avec les Bédouins, derniers nomades de l'Arabie du sud" de Wilfred Thesiger.
C'est donc avec un plaisir anticipé que j'ai ouvert "L'appel de la steppe: D'Istanbul aux confis de la Mongolie, à la rencontre des nomades de l'Altaï".
Je ne peux pas dire que j'ai refermé le livre dans le même état d'esprit. Loin de là.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, la quatrième de couverture (nécessaire afin de comprendre un point que je vais développer par la suite):
"Notre histoire avait commencé par une belle soirée d'ivrognerie, le
jour où je rentrais de quatre années d'exil. La suite, nous l'avions su
dès le départ, serait le mariage puis un autre voyage, ensemble. Un
voyage pour toucher le fond des choses, accéder aux gens par des
chemins authentiques. Un départ à vélo à travers une Asie dont nous
ignorions tout. Nous partirions sans contrainte et sans limite de
temps, sans date de retour précise. Il ne s'agirait pas de vélo mais de
voyage, non d'une course envers et contre tout, pour boucler la boucle
en avance, mais bien d'un voyage au fil du vent, au gré des marées. Le
temps de la rencontre l'emporterait sur les impératifs de parcours et
de distance à abattre. A scruter une carte du monde, il n'y avait pas
d'endroits où nous ne souhaitions aller. Mais l'Iran était l'idée fixe
de l'un et la Mongolie un rêve d'enfance de l'autre. Nous avons donc
choisi la Turquie, pour apprendre à voyager, puis l'Iran, l'Asie
centrale parce que nous n'en savions rien, avant de rejoindre la
Mongolie par la Chine. Si nous nous sommes arrêtés un an dans une
famille nomade de l'ouest de la Mongolie, c'est qu'un soir l'homme chez
qui nous dormions nous a simplement proposé : "Venez passer l'hiver
chez moi si vous voulez."
Je ne sais pas si c'est moi qui ai mal interprété les choses, mais la couverture, le titre, le sous-titre et le résumé indiquaient pour moi que le livre porterait principalement sur cette fameuse année passée dans une famille nomade. Ce qui n'est absolument pas le cas. Sur les 318 pages du bouquin, les nomades avec lesquelles les auteurs vont vivre n'apparaissent qu'à la page 228. Moins de cent pages sur le sujet, c'est dommage.
D'autant plus dommage que les deux cents pages précédentes sont terriblement répétitives: "Il fait beau/moyennement beau/mauvais/pluvieux/y a du vent, nous passons en vélo, les gens sont curieux et nous interpellent, puis quelqu'un veut bien nous héberger, son nom c'est Truc, nous causons ensemble (accessoirement on picole), et puis nous nous en allons. Ah, que ces gens sont sympas et hospitaliers! Loin de toute la pourriture Occidentale, franchement vivre en Occident c'est moisi".
J'ai dû me "cravacher" à reprendre le livre à chaque fois, et toujours à cause de cette répétitivité. Pourtant il se lit fort rapidement et j'ai été surprise plus d'une fois de voir que j'avais lu 70 pages alors que je ne pensais n'en avoir parcouru qu'une vingtaine.
Malheureusement ce retour cyclique à la même chose m'a également fort embrouillée et plus d'une fois je me suis demandée si telle situation c'était passée il y a quelques pages ou il y en avait trente. ![]()
J'ai également regretté que les auteurs entrent peu dans l'âme des peuples qu'ils rencontraient, tout m'a paru superficiel. Je sais bien que la barrière de la langue était gigantesque mais cela m'a malgré tout déçue de ne pas en savoir plus sur ce qui faisait que ces gens appartenaient à leur peuple et pas à un autre. Cependant, ce problème est moins présent au cours de la partie avec les nomades puisque nous avons plus d'infos.
De plus, comme l'indique mon bref résumé de "l'action", les auteurs font preuve d'un manichéisme un peu agaçant... voire carrément insupportable (à la fin du livre on est excédé tellement ces passages réapparaissent souvent). On retrouve la ville Vs la campagne et l'Occident Vs le reste du monde. Quelques morceaux de choix:
1. Quotidiennement, une angoisse m'étreint au réveil: celle que le ciel bleu et glacial ait cédé la place au plafond gris et aux températures molles des hivers nord-européens, cette crainte que les journées intenses et rudes aient été remplacées par le confort et l'ennui. [...] Ici pas de place pour un sentimentalisme ou des manières décalées à l'européenne.
2. Tout à l'est, l'Extrême-Orient rejoint l'Occident, replié sur lui-même et persuadé de voir le monde à travers l'écran de son téléphone portable.
3. Nos sociétés occidentales, en développant des modèles hyper compétitifs et aseptisés, ont oublié en chemin quelques valeurs humaines que nous avons retrouvées en Turquie. Ici, les gens ne vivent pas les uns à côté des autres, mais encore les uns avec les autres.
Je suis tout à fait d'accord pour dire que notre société est loin d'être idéale... mais ce n'est pas une raison pour idéaliser les autres!
J'ai aussi trouvé certaines remarques qui m'ont paru pour le moins naïves:
Dans un lokanta, comme beaucoup d'autres, un jeune porte le foulard kurde. Ce symbole de l'identité kurde est interdit par Ankara. Le port de ce foulard n'est pas innocent, il permet d'affirmer sa fierté et son appartenance à cette communauté. En le regardant, j'essaye de comprendre la signification et l'importance de ce geste pour lui, la foi qu'il y met. Comment pouvons-nous ressentir son engagement, nous qui n'avons aucune référence semblable dans nos vie d'Occidentaux affranchis des principalement barrières de la discrimination?
Je me suis vraiment demandé quelles étaient ces principales barrières... le fait de ne plus se faire passer à tabac mais juste de se faire traiter de "sale nègre/bougnoule" peut-être? De "juste" se faire insulter de pute si on ose mettre une mini-jupe et dire à un mec d'aller se faire voir s'il nous casse les pieds ? D'être juste considéré comme une grosse merde si on est chômeur et pas brûlé vif? La souffrance, où qu'elle soit, ne s'estime pas à la valeur des autres souffrances! A mes yeux elle est présente et nous nous devons de la respecter, il n'y a rien d'autre à ajouter.
Enfin, pour en revenir à un aspect bénin mais qui m'a néanmoins agacée, j'ai aussi noté la présence de deux grosses erreurs. La première apparaît lorsque Célina Antomarchi-Lamé fait ce qui ressemble à une crise d'angoisse. Il y est dit qu'elle fait une crise de mouvement compulsifs. La compulsion est un terme emprunté à la psychiatrie et qui se définit comme étant un "comportement répétitif (par exemple le lavage des mains) ou un acte mental (prier, compter...) que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles qui doivent être appliquées de manière inflexible" (source). Elle a donc plutôt dû être prise de mouvement convulsifs, ce qui se comprend quand on est si loin de chez soi...
La deuxième erreur, grossière pour un livre parlant de voyages et du rythme des saisons, parle de l'équinoxe... d'hiver (il est indiqué entre le 15 décembre et le 1er janvier dans le livre, il n'y a donc pas d'erreur d'interprétation possible). Il n'existe pas d'équinoxe d'hiver, juste le solstice, le jour où la nuit est la plus longue de l'année. ![]()
A côté de ces défauts j'ai pourtant vécu de bons moments de lecture avec ce livre.
La transhumance avec les nomades est le moment que je préfère, il représente ce que le livre entier aurait dû être à mes yeux: une immersion totale avec la vie et les préoccupations des nomades, permettre la compréhension de leurs coups durs, de leur acharnement, de leur courage et de leur détermination. J'ai aussi trouvé d'autres moments de grâce comme par exemple cette séance où un joueur de musique envoûte complètement les auteurs, ou encore lorsque les chevaux prennent leur galop tous ensemble:
En un instant, le nuage de poussière s'allonge et s'épaissit, la rumeur
enfle sous le martèlement des sabots, la steppe rugit. Une horde
hurlante, à fond de train, se répand dans la plaine soyeuse.
Au cours de ces quelques passages j'ai pu saisir la magie de ce voyage immense, le bonheur que cela devait être d'assister à des évènements pareils.
Hélas, ces moments sont trop courts et vite passés, et la lecture nous ramène à une description du paysage que l'on souhaiterait tant pouvoir admirer. Car si nous avons la chance d'avoir des photos au centre du livre, celles-ci représentent principalement le passage chez les nomades et le reste est rendu à la portion congrue.
Pourtant ces photos valent vraiment le détour. Voilà un petit bout de l'une d'entre elles:

A elles seules elles nous donnent envie de tout connaître de ce voyage. Je pense même que le livre devrait être réédité sous un autre format, avec moins de texte et plus de photos, comme par exemple un carnet de voyage. J'imagine bien une photo magnifique par page avec le texte en-dessous pour expliquer ce qu'elle représente, à quelle étape elle a été réalisée, par qui elle a été faite, pourquoi...
Cela règlerait au passage le problème de la carte fournie avec le livre. Si chaque étape du texte décrit les villes et les endroits par où les auteurs passent, la carte représente seulement les différents pays avec une vague ligne qui les traverse. On ne peut pas dire qu'elle aide beaucoup à se repérer.
Pour en finir avec "L'appel de la steppe", je dirais donc que le format du livre n'est pas forcément adapté à cette aventure et que je rêverais d'en voir une édition avec moins de texte (de toute façon très descriptif et pas particulièrement passionnant) et plus de photographies.
A noter qu'il intéressera certainement plus que moi les passionnés de chevaux, de nombreuses "scènes" à cheval sont proprement idylliques pour les auteurs.
P.S: Je suppose mais que le titre fait référence à "L'appel de la forêt" de Jack London mais je n'ai pas encore lu ce livre. Faudrait que je le fasse. :-)
28 mai 2008
Avis de recrutement
Babelio recherche des blogueurs-lecteurs intéressés par l'opération Masse Critique, qui je le rappelle consiste à recevoir un livre en échange d'une critique bonne, moyenne ou mauvaise, c'est comme voul-voul (vous pouvez aller lire ma première critique pour vous en assurer, je n'y ai pas été de main morte!
).
Pour cela il suffit de s'inscrire sur le site et de sélectionner les livres qui vous intéressent. Une sélection est faite par la suite pour savoir lequel vous recevrez.
Si vous aimez lire, que vous habitez en Belgique, en Suisse ou en France et que vous êtes curieux, suivez le guide ;-) :

Il suffit de cliquoter sur l'image pour arriver directement sur la bonne page.
20 mars 2008
Les métiers de nos grands-mères, de Jean-Michel Le Corfec
Grâce à une mamie qui me racontait dans mon enfance ce que c'était de vivre au début du XX° siècle, j'ai toujours été fascinée par les métiers exercés autrefois et bien souvent aujourd'hui disparus.
C'est donc avec enthousiasme que je me suis inscrite à Masse Critique, dans l'espoir de recevoir "les métiers de nos grands-mères". Et bingo, je l'ai reçu! ![]()
Commençons par son aspect "extérieur": c'est un très beau livre au format "livre d'art" avec une très grande quantité de photos magnifiques et grandes (voire très grandes), ce que j'apprécie particulièrement. J'adore scruter telle ou telle photo pour voir les détails, observer les expressions des visages, les vêtements, l'environnement...

Pour ce qui est du sujet traité, bien comme son nom l'indique il parle des métiers exercés par les femmes autrefois. L'auteur décrit avec beaucoup de minutie ce en quoi ils consistaient, les outils utilisés, parfois les différentes étapes à franchir afin d'obtenir un résultat et il en décrit les variantes en fonction de chaque département autant que faire se peut. Pour moi qui adore les détails de chaque activité, c'est tout simplement merveilleux. :-)

De plus, il est très simple de se repérer dans le livre puisque les activités sont classées par ordre alphabétique. Un petit onglet situé en haut à droite et à gauche indique où l'on en est.

Quelque chose m'a très fortement interpelée à la vue de ces femmes de 1900: leur différence par rapport à celles de maintenant. Ça peut sembler stupide à dire comme ça, mais j'ai constaté que les femmes de cette époque étaient plus rondes que maintenant et au fur et à mesure que l'âge et les grossesses passaient, elles prenaient du poids. Vous allez me dire "maintenant aussi!". Oui certes, mais la norme actuelle est à la minceur, on n'entend parler que de régimes à gauche à droite et même les femmes enceintes se doivent de ne pas prendre trop de poids sous peine de se faire mal voir. Alors que sur ces photos, la norme est tout à fait contraire...
J'ai remarqué également que les femmes avaient beaucoup de rides à 60 ans et plus, et c'était aussi tout à fait normal.

Alors qu'aujourd'hui, une femme de 60 ans et plus se doit de ressembler à ça:

C'est pas vraiment le même visage... Ces photos m'ont permis de réaliser à quel point les choses avaient évolué entre temps.
En résumé, si vous êtes intéressé/e par les livres décrivant les us et coutumes "d'avant", ce livre fera votre bonheur comme il a fait le mien. ![]()
05 mars 2008
Fières d'être putes
Je fais la critique de "Fières d'être putes" de Maîtresse Nikita et Thierry Schaffauser suite à mon inscription à Masse Critique sur le site Babelio. J'ai eu la chance d'être sélectionnée pour recevoir deux livres, dont celui-ci. Je parlerai plus tard de l'autre livre. :-)
La "forme" pour commencer. C'est la première fois que j'avais entre les mains un livre de L'Altiplano. Je l'ai trouvé très agréable, la couverture est douce et le texte est imprimé en caractères un chouïa plus grands que d'habitude, ce qui le rend facile à lire. De plus, le livre est à peine plus grand qu'un livre de poche "habituel", il est donc très pratique à transporter.

Comme vous pouvez le voir, j'ai un paquet de choses à dire!
Passons maintenant au "fond". La quatrième de couverture: Non, nous n'avons pas de proxénètes. Non, nous n'avons pas été violées dans notre enfance, ni par la suite. Non, nous ne sommes pas toxicomanes. Non, nous n'avons jamais été forcées de nous prostituer. Non, nous n'avons pas d'angoisse post-traumatique. Non, nous ne sommes pas malheureuses. Oui, nous avons une vie sentimentale. Oui, nous avons des amies et des amants. Oui, nous sommes engagées dans la lutte contre les discriminations. Oui, nous exerçons un métier stigmatisé. Oui, nous avons choisi ce métier. Oui, nous voulons les mêmes droits que tous les citoyens de ce pays. NOUS SOMMES DES PUTES ET NOUS EN SOMMES FIÈRES!
Le thème du bouquin pourra certainement choquer les plus prudes (surtout que le langage est souvent cru), mais moi pas tellement. Je me suis inscrite pour recevoir ce livre car le thème de la prostitution est un thème qui m'interpelle, j'ai étudié les mécanismes de la discrimination, les moyens employés par les individus pour lutter contre les sentiments négatifs qu'elle engendre mais également les effets positifs qu'elle peut avoir (oui oui, ça existe! ^^), et évidemment les "putes" sont des individus qui y sont très fortement exposés.
De plus, j'ai également suivi une conférence sur le thème de la traite des blanches, ses mythes et ses réalités, et cette problématique est évoquée dans le livre.
Cependant, j'ai été franchement très déçue par "fières...". Je m'attendais plutôt à un témoignage sur leur vie et à leurs remarques sur la société. Je me suis retrouvée en face d'un livre très mal construit avec attaques personnelles à la pelle, amertume et esprit revanchard.
Très mal construit car les mêmes arguments reviennent tout le temps, j'ai lu quatre ou cinq fois les mêmes sur ce court livre de 120 pages. Ajoutez à cela que les auteurs passent sans arrêt du coq à l'âne et vous aurez une idée du fouillis que cela engendre.
De plus, des éléments dont on ne comprend pas l'intérêt sont ajoutés en plein milieu d'autres arguments avec un lien de cause à effet tiré par les cheveux. D'ailleurs, certains arguments m'ont semblé fumeux à souhait. Par exemple, page 54: "La deuxième loi le plus sexiste qui a été votée sous le gouvernement de droite est passée non plus simplement grâce à la passivité complice des mouvements féministes officiels, mais avec leur complet soutien, voire à leur initiative. Il s'agit de la loi interdisant le port de signes religieux à l'école, qui vise directement les filles musulmanes et qui les exclut du droit à l'éducation. La priorité des mouvements féministes officiels, de nombreuses associations du CNDF, a été de lutter contre des femmes: les putes et les musulmanes souhaitant porter le voile." Vous voyez un lien direct entre les deux vous? Moi pas.
Ou alors je suis tombée sur certains passages me laissant songeuse, par exemple celui où les auteurs parlent de ceux qui veulent abolir la prostitution: "ils nient donc le choix d'une personne de se prostituer ou l'affirmation de fierté homosexuelle. Ils découragent les jeunes de se diriger vers ces voies, les éduquent pour qu'ils refusent ce genre de sexualité." Ce qui me pose problème ici, c'est qu'il est sous-entendu qu'on choisit de devenir homosexuel... alors que c'est plutôt le contraire. Ça me rappelle des arguments employés justement par les homophobes qui disent qu'on "devient pédé", entre autres.
Amertume car il semblerait que les auteurs en veuillent à mort à tout le monde, personne ne trouve grâce à leurs yeux sauf leur propre organisation. Les "féministes"? Des salopes qui ne comprennent rien! Les partis politiques? Tous des enfoirés! Les psychiatres, les personnels de soins, les flics? Tous des salopards qui nous en veulent! Les sociologues? Tous des gros abrutis qui ne comprennent rien à la prostitution parce que leurs enquêtes sons biaisées! Mais s'ils essayent de savoir ce qu'il en est vraiment, ils peuvent aller se faire voir car il faut pas leur répondre! Paradoxal non?
En gros, ce qu'on lit dans ce bouquin c'est "nous les putes" opposé à "tous les autres". On retrouve même à plusieurs reprises le terme "d'ennemis"!
Enfin, esprit revanchard car le nombre d'attaques personnelles est plutôt élevé et les auteurs insistent lourdement sur le fait que Machin ou Truc soit une garce/ un pauvre con. Et vas-y que j'en rajoute une couche, encore et encore. Saoulant... Le pire, c'est que page 58 il est dit que "les expressions trahissent une pensée. Il est donc important de savoir choisir ses mots, de savoir ce que chaque terme employé renvoie comme sens dans le cadre actuel des débats autour de la prostitution." Que n'ont-ils justement fait ça plutôt que craché leur fiel???
Un exemple d'attaque plutôt générale contre les "féministes": "Remettez d'abord en cause vos propres rapports hétérosexuels dans le cadre du mariage ou ailleurs et on pourra discuter de ce qu'est réellement l'oppression dans la sexualité gratuite ou vénale". Parce qu'évidemment, une féministe mariée est forcément dominée par son conjoint... hallucinant.
Pour terminer cette critique, je trouve également dommage que le livre soit déjà presque obsolète à sa sortie. Il parle encore de l'UDF et de la campagne des présidentielles alors que tout cela est déjà bien loin derrière nous.
Comme vous l'aurez compris, je ne conseille donc pas ce livre. S'il avait été mieux construit, plus objectif, il aurait été très intéressant mais en l'état actuel des choses, c'est plus une lettre d'insultes qu'autre chose... Le côté "fière" est complètement évincé par le côté "tous des enflures", on ne ressent pas beaucoup d'émotions positives à sa lecture.
14 novembre 2007
J'ai tout essayé... mais c'était trop dur!
Je déteste absolument ne pas terminer un livre. Ça m'agace. Et pourtant, hier j'ai bien dû me rendre à l'évidence: le bouquin que je me forçais littéralement à lire depuis quelques temps me tombait des mains. Pis: quand j'ai dû faire la file pendant 40 min avant de m'entendre dire que je devais revenir pour ma carte de séjour, j'ai préféré admirer les murs tellement ce livre m'intéressait!
Le coupable:

A ce que j'ai compris, l'intrigue se résume à: "Durant la guerre civile espagnole, un membre des brigades internationales (Robert Jordan de son ptit nom) doit faire sauter un pont quelque part, et en attendant il tombe amoureux d'une nana".
Voilà. Sur les 504 pages que compte le livre, je me suis arrêtée à la page 264 parce que je n'en pouvais plus de cette histoire qui n'avançait pas, des digressions qui prennent au minimum cinquante pages, des personnages qui agissent de telle ou telle manière on ne sait pas pourquoi ou qui parlent d'une manière incompréhensible. Et surtout, ce qui m'a donné envie de me taper la tête contre la table tellement il y en avait encore et encore: les RÉPÉTITIONS. La même phrase est répétée dans tous les sens possibles et imaginables, tel mot par ci, tel autre par là, et puis on échange... sur une page entière, j'ai lu un dialogue con comme pas possible et qui se résumait à "eh, dans ton pays les hommes portent des jupes! Non c'est pas dans mon pays, c'est en Ecosse!". UNE PAGE!!! Je suis sûre que si on virait toutes les répétitions de ce livre, il ne ferait plus que 200 pages. Un petit exemple pour la route?
Page 249-250 (ça fait je ne sais combien de pages qu'il nous serine sur le Gaylord): "Peut-être n'irait-il même pas au Gaylord. On pourrait manger de bonne heure sur la Gran Via et se dépêcher de rentrer au Florida. Mais tu sais très bien que tu iras au Gaylord, parce que tu as envie de revoir tout ça; tu as envie de manger de nouveau de ces mets et tu as envie de revoir tout ce confort et tout ce luxe, au sortir de cette mission. Après, tu rentreras au Florida et Maria sera là. Mais bien sûr qu'elle y sera, quand cette affaire sera finie. Quand elle sera finie. Oui, quand elle sera finie. S'il réussit cette affaire-ci, il méritera bien un dîner au Gaylord."
Je ne sais pas si tous les livres d'Hemingway sont comme ça, mais si c'est le cas ils ne sont pas pour moi.
Pour le remplacer je suis donc passée à un livre que Boréale m'avait envoyé et que je n'avais pas encore eu le temps de lire:

De plus, j'ai vu que cet auteur avait sorti un autre livre traduit dernièrement en français. Si "Le Demi-frère" me plaît autant qu'à Boréale, ça sera agréable de pouvoir retrouver Lars Saabye Christensen. :-)
02 juillet 2007
Un bouquin bien bourrin
Ça fait un petit bout de temps déjà que je n'ai pas terminé un livre. J'ai commencé à la mi-mai "Atlantide", de Clive Cussler, et depuis je n'ai pas eu le temps de lire grand-chose d'autre.
On m'avait dit que les livres de cet auteur permettaient de se détendre et qu'il n'y avait pas trop à se casser la tête pour suivre l'intrigue, le héros étant une sorte d'Indiana Jones qui sauvait le monde toutes les 30s. Bref, tout ce qu'il me fallait pendant mes révisions puis mes examens.
Et franchement, c'est exactement ça.
La quatrième de couverture pour savoir un peu plus de quoi ça cause:
"Dirk Pitt plonge aujourd'hui plus profond que jamais, sur les traces de la légendaire civilisation disparue : l'Atlantide.
Septembre
1858 : l'équipage d'un baleinier pris dans les glaces antarctiques
découvre l'épave d'un navire et son équipage statufié depuis 80 ans par
le froid. Dans ses soutes : des caisses renfermant de curieuses
antiquités et un crâne noir, sculpté dans l'obsidienne.
Mars
2000 : un mineur découvre avec stupéfaction, entre d'anciennes galeries
creusées dans une montagne du Colorado, une crypte ancienne, couverte
d'étranges inscriptions. Alors que des scientifiques l'exploraient, une
explosion provoque un éboulement, scellant tragiquement le destin des
chercheurs. Avril 2000 : un navire d'investigations, à bord
duquel se trouvent Dirk Pitt et des membres de l'Agence Nationale
Marine et Sous-Marine, est attaqué par un vaisseau disparu cinquante six
ans plus tôt, un U-boat de l'armée allemande..."
L'histoire est très simple malgré ce que semble indiquer le résumé,
mais je ne préfère pas trop en parler pour ne pas gâcher le plaisir de
ceux qui voudraient lire le livre. :-)
Le héros, Dirk Pitt, est un homme grand, beau, intelligent qui séduit toutes les femmes, qui est forcément courageux et barraqué comme pas possible. Il a un compère un peu dans le même genre, sauf qu'il est plus petit. Ils sont gentils, très gentils, car ils veulent sauver le monde.
Face à eux, des méchants très méchants qui veulent "conquir" le monde, avec des moyens incroyables (voire improbables).
Entre la première et la dernière page, de l'action, beaucoup beaucoup beaucoup d'action. Des rebondissements invraisemblables. Du patriotisme américain à faire vomir au bout de la xième page. De l'amitié virile. Des femmes potiches juste là pour faire joli. Et des énormes bouts de manichéisme (Hitler est le plus infâme salopard que la Terre entière ait portée, et même des soldats gentils mais solides et endurcis frissonnent en évoquant son nom... n'importe quoi).
Tout ce que je déteste quoi. Sauf que là, c'est plutôt bien passé, le rythme est soutenu, et on s'amuse. Enfin, jusqu'à la 450ème page environ. Parce que le livre en compte 660 en tout, et là franchement il y en a une bonne partie qui ne sert à rien.
De plus, la dernière partie est certainement la plus manichéenne du tout, sans parler des couches et surcouches de descriptions patriotiques à deux balles, où l'armée américaine est géniale, magnifique et merveilleuse (euh moi j'ai encore en tête l'affaire de cette pauvre gosse irakienne de 14 ans qui a été massacrée par des soldats américains...).
En résumé: vous avez besoin de vous détendre? C'est le bouquin idéal. :) Vous aimez les films d'action? Vous allez adorer ce livre.
D'ailleurs, il y a quelques temps un des livres de Clive Cussler a été adapté au cinéma, avec Matthew McConaughey dans le rôle de Dirk Pitt: Sahara.
22 mai 2007
Haut et court!
Comme indiqué ici, dernièrement je lisais donc "Je, François Villon" de Jean Teulé. J'avais acheté le livre après avoir lu plusieurs critiques élogieuses, et puisqu'en ce moment je suis en pleine période de bourrage de crâne en raison des examens qui approchent, je me suis dit que ça ne me ferait pas de mal de lire un bon livre pour me détendre.
Hélas, mon avis est mitigé.
J'ai aimé:
- Le fait que le livre se lise facilement, on lit les "pensées" de Villon, le style est donc très fluide.
- Les poèmes et leur traduction tout au long du livre, incorporés directement au texte.
- C'est bête à dire, mais la cohérence du texte. On sait peu de choses sur Villon, et réussir à en faire un récit qui se tient, c'est génial.
- Le roman évoque tout un tas d'images, si on a un minimum d'imagination visuelle on peut s'en faire le "film".
- ça m'a appris pas mal de choses (par exemple l'existence de loges de recluses).
J'ai pas aimé:
- Je sais bien que c'est l'époque et les moeurs qui voulaient ça, mais les scènes de torture, viols, pillages, etc, m'ont rendue malade au bout d'un moment. J'ai failli abandonner le livre à cause de ça, et pourtant des trucs horribles j'en ai lu tout un tas. Ce sont certainement les scènes de viols qui m'ont le plus soulevé le coeur (enfin là c'est pas l'époque qui veut ça, des témoignages de ce genre j'en ai déjà entendu malheureusement).
- L'aspect répétitif du roman. Faire le con, fuir, se faire attraper (ou pas), puis recommencer. Mais on ne change pas la vie de quelqu'un... :-)
J'aurais bien aimé avoir au début ou à la fin du livre des repères sur les informations réelles concernant la vie de François Villon, histoire de démêler le roman de l'histoire. Mais bon, il suffit de chercher un peu pour trouver lesdites informations, c'est vrai.
J'ai aussi eu une drôle d'impression de déjà-vu, car le livre m'a renvoyé à d'autres livres: "les Piliers de la Terre" de Ken Follett (pour le côté Moyen-Âge, la fragilité de la vie et les massacres dans la joie et la bonne humeur), ou encore "Dieu et nous seuls pouvons" de Michel Folco (pour le côté humoristique et l'évocation des bourreaux).
Pour résumer, dans l'ensemble c'est un chouette livre, mais assez éprouvant si les scènes de torture vous rebutent.
Ah oui, pour la petite histoire: le François Corbier ("sans ma barbe, quelle barbe", vous voyez?) du Club Dorothée a emprunté son nom de scène à Villon dont le vrai nom était "François de Montcorbier". :-)
Un petit lien Wikipédia pour la route. :-)
Et le site de Corbier tant qu'à faire.
Un lien vers la chronique de Boréale.
Les avis de la meute des chats de bibliothèque(s).
06 avril 2007
Tiens oui, ça s'est une bonne question!
Dans la lignée des livres apprenant des choses plus ou moins importantes de manière ludique, j'ai acheté au cours d'un boekenfestijn* un livre au nom amusant: Why do men have nipples? Hundreds of questions you'd only ask a doctor after your third martini.
Ce qui peut se traduire par "pourquoi les hommes ont-ils des tétons? Des centaines de questions que vous n'oseriez poser à un docteur qu'après votre troisième martini". :-)
Et effectivement, ce livre répond à des questions qu'on s'est tous posés à un moment ou à un autre, et où les réponses sont souvent basées sur des légendes urbaines ou sur des croyances: Est-ce qu'on met vraiment des années à digérer un chewing gum? Pourquoi est-ce qu'on a mal à la tête dans certaines circonstances quand on mange de la glace? Peut-on tomber enceinte quand on a ses règles? Est-ce que la masturbation rend sourd? Faire craquer ses articulations entraîne-t-il des problèmes? Etc.
On trouve neuf chapitres en tout abordant des domaines aussi différents que la nourriture, le corps humain, le sexe (message aux pervers risquant de tomber sur ce blog suite à ce mot: c'est pas la peine de rester, y a rien à voir! :D), les méthodes les plus bizarres utilisées dans l'auto-médication, la drogue et l'alcool, les expériences les plus bizarres avec le corps humain, la médecine telle que vue à la télé et au cinéma, les vieilles croyances irrationnelles et le vieillissement du corps humain.
Les réponses sont tout à fait sérieuses et ont été rédigées à l'aide de plusieurs médecins (en plus de l'un des auteurs qui l'est également), mais le ton est toujours très drôle.
Donc, si vous vous posez des questions bizarres, c'est le livre qu'il vous faut! :-)
P.S: Je viens de voir sur Amazon qu'il existe en version française.
* Littéralement, cela signifie en
néerlandais "le festin du livre", c'est une gigantesque foire du livre
anglophone et néerlandophone, où les livres sont vendus à prix cassés
(de 5% et 90% moins cher que le prix de base). J'y reviendrai une
prochaine fois. :)
05 avril 2007
Mais *pourquoi*??????
N'ayant pas pu voir au cinéma l'adaptation du livre "les fils de l'homme" de P.D. James, j'ai décidé d'acheter l'original car le synopsis m'avait interpelée.
Voici ce qu'indique la quatrième de couverture:
La romancière d'Un certain goût pour la mort, Grand Prix de littérature
policière 1988, délaisse ici (provisoirement) le roman criminel, et met
sa science de l'intrigue et du suspense au service de la
science-fiction. Dans l'Angleterre de 2021, frappée de stérilité comme
le reste de la planète, plus aucun bébé n'a vu le jour depuis un quart
de siècle. La population âgée s'enfonce dans le désespoir ; les
derniers jeunes, jouissant de tous les droits, font régner la terreur ;
le reste de la population s'accroche à une normalité frelatée sous
l'autorité du dictateur Xan Lyppiatt. Cousin de ce dernier et
historien, Theo Faron rencontre un soir une jeune femme, Julian, membre
d'un groupuscule clandestin qui défie le pouvoir. Celle-ci va bientôt
lui annoncer une nouvelle stupéfiante...
Je n'ai jamais lu aucun autre roman de P.D. James, je ne sais donc pas si ces autres livres sont mieux ficelés, mais en tout cas je suis sûre et certaine que celui-ci aurait pu faire un très bon livre de science-fiction, mais que c'est loin d'être le cas. Il est tout juste agréable à lire, à condition qu'on ne se pose pas trop de questions.
Par exemple, pourquoi l'humanité toute entière est-elle frappée de stérilité? Il n'y a absolument pas l'ombre d'une justification. Et quand on sait que toute l'intrigue du livre repose justement sur cette impossibilité à concevoir des enfants, on en ressort assez frustré.
Quant aux évènements, ils se succèdent trèèèèèèèès lentement, et la plupart du temps on se fout de ce qui va arriver aux personnages.
Les personnages qui sont d'ailleurs à peine définis et qui ont une psychologie très étrange. On ne comprend pas trop pourquoi le héros tombe amoureux, ni à quoi sert réellement le curé dans le groupe dissident (enfin, vers la fin on l'apprend, mais son personnage apparaît comme très creux), et bien que l'auteure cherche à nous présenter un minimum la psychologie du tyran qui dirige la Grande Bretagne (Xan Lyppiatt, quel nom stupide!), personnellement ça ne m'a pas bien avancé...
Quant à l'histoire, elle met environ 200 pages à commencer... et le livre n'en fait que 310 en tout et pour tout!!! Une bonne moitiée aurait pu être supprimée, vu qu'elle n'apporte franchement pas grand-chose (par exemple au cours des looooooooooooongues descriptions qui deviennent vite agaçantes, surtout quand l'intrigue n'avance pas). Ou alors il aurait fallu que le livre fasse 500 pages et que les idées utilisées y soient bien plus développées. Il y a beaucoup de matière à développer, mais elle est à peine exploitée. Par exemple le chaos dans lequel le monde est plongé suite à l'extinction annoncée de l'humanité aurait pu être mieux expliqué, histoire de donner plus de consistance au contexte.
Je me demande également quel est l'intérêt de scinder la narration entre la première personne du singulier (le héros écrit dans son journal ce qu'il pense), et la troisième personne du singulier (il y a de "l'action", et on peut lire les pensées du héros en même temps), puisqu'au final on obtient la même chose: les pensées du héros. Au début c'est très surprenant de passer de l'un à l'autre, on ne comprend pas trop le but de la chose. Puis peu à peu la première personne finit par disparaître, et on comprend encore moins à quoi cela a pu servir.
Enfin, j'ai trouvé un aspect biblique très fort dans le livre (Ne lisez pas la suite si vous voulez lire le livre ou si vous n'avez pas vu le film): le curé et son importance primordiale, la femme qui tombe enceinte quasiment par miracle, la naissance dans un lieu désert et miteux entouré d'animaux, la sage-femme qui s'appelle Miriam - le nom véritable de Marie, cet enfant qui est le sauveur de l'humanité alors qu'elle est en train d'agoniser... Je n'ai pas non plus compris son intérêt.
En résumé, ce livre aurait été vraiment génial s'il avait eu plus de consistance, si les personnages avaient été plus qu'esquissés et s'il y avait eu plus de cohérence. Bien qu'il ne soit pas désagréable à lire, je n'ai jamais réussi à me plonger dedans, et je me suis dépêchée de le terminer afin d'en être débarassée et de pouvoir passer à autre chose.
Bref, mon avis: bof. Vraiment bof. :-(

